Toujours pas sages

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Quelques photos du fleuve Niger

Par claire Ulrich

La croisière d’Internet sur le fleuve Niger, (un projet Rising voices/Global voices en français, Unesco Loire-Niger) qui s’est déroulée pendant quinze jours, a permis à Boukary Konaté, le chef de projet, de faire des belles photos du Niger, le troisième fleuve le plus long d’Afrique (de la Guinée au Nigeria), de Sekoro à Mopti. 

Voici l’article et ci-dessous les photos parues sur Global Voices en français. D’autres photos du voyage peuvent être vues dans la galerie-photos du projet Segou Connection.

Une vue du Niger depuis la rive à Sekoro, au Mali

Un bateau traditionnel sur le Niger, en route pour le marché

Ouro Mody, un village de pêcheurs, et son architecture peule traditionnelle.

La mosquée de Djafarabe, en pays Peul

Les femmes cherchent l’eau pour arroser les cultures traditionnelles des bords du Niger, le riz

Le fils d’un pêcheur joue souvent avec les outils du métier

La vie à bord d’une pinasse sur le Niger

Un membre de l’équipage en coiffe traditionnelle

Une pirogue s’éloigne sur le Niger, au crépuscule

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La croisière d’Internet sur le fleuve Niger au Mali (suite et fin)

Interview de Boukary Konaté par Claire Ulrich, publié initialement sur Global Voices 

La Croisière pour l’Internet du projet Rising Voices “Segou Villages Connection”sur le fleuve  Niger, au Mali, en partenariat avec  le Programme pour le patrimoine Loire-Niger/UNESCO a achevé son périple de deux semaines destiné à former les élèves des écoles situées sur les berges du fleuve, avec des résultats très positifs. Boukary Konaté, qui est à l’origine de cette initiative, partage ses impressions après cette croisière inovante pour, selon ses mots, “le désenclavement numérique des zones rurales au Mali”.

Boukary Konaté téléchargeant des photos depuis la pinasse du programme UNESCO sur le Niger, grâce à une connexion 3G et une cellule solaire.

Rising Voices : Combien de villages et d’écoles avez-vous visités et formés durant cette croisière éducative ?

L’exposition itinérante du projet Loire-Niger/Unesco - Photo Boukary Konaté (CC By)

Boukary Konaté :  La pinasse du programme UNESCO a fait étape à Sékoro, Ségou, Markala, Mopti, Kokribozo, Macina, Diafarabé, Ouro-Modi et Mopti pour présenter son exposition itinérante de photos sur le patrimoine du Niger. J’ai fait des cours d’initiation à Internet dans les écoles de toutes ces localités. Au Mali, en moyenne, une classe compte 60 élèves. Parfois, tous les élèves de l’école ont assisté à la conférence. Nous estimons à 800 le nombre de personnes qui ont vu la présentation d’Internet et  fait des recherches sur Google, depuis les élèves d’écoles fondamentales aux grands étudiants des Instituts de formation professionnelle.

RV : Que leur avez-vous enseigné sur Internet  ?

BK : Ces villages le long du fleuve Niger vivent de la pêche et de la riziculture, il n’y a pas de routes, d’électricité, de télévision, ils sont isolés, mais même le plus petit des bergers a un téléphone mobile de nos jours. Beaucoup avaient entendu parler d’Internet, mais ils ne savaient pas ce que c’était. La surprise pour eux, c’est que tout ce dont ils avaient besoin, l’internet a pu satisfaire tout cela. Je suis un enseignant, j’ai montré que c’était un outil pour la connaissance. On a fait des recherches sur Google, et toutes les questions qu’ils se posaient, à chaque fois, ils ont trouvé les bonnes réponses. Je leur ai aussi montré Skype, des sites d’information comme Maliweb, Yahoo News, Global Voices, le site du Ministère de l’éducation, Twitter et Facebook.

Les étudiants de l’Institut de formation professionnelle pour l’agriculture et l’élevage de Macina et leur professeur - Photo Boukary Konaté sur Flickr (CC-by)

 RV : Décrivez-nous une session de formation qui vous a frappé.

BK : A Macina, j’ai fait une présentation dans l’Institut de formation professionnelle pour l’agriculture et l’élevage (IFP). Ils ont interrogé Google sur les volcans, sur les composants chimiques du sol, sur les ressources hydriques, mais ce qui les a le plus  impressionnés, c’est de découvrir qu’il y a une page sur Internet qui parle de leur propre village, Macina ! Il étaient fiers. Et pas seulement ça, qu’il existe un autre Macina, en Serbie ! Il y a eu un grand débat avec leur professeur sur les livres par rapport à Internet, mais comme les livres de classe sont rares dans les écoles, Internet pourrait être la bibliothèque dans ces localités où il n’y a pas de bibliothèque.

Les autorités du village peul de Diafarabé ont très bien accueilli Internet au village. Photo Boukary Konaté, sous licence CC.

La suite sur Global Voices

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La croisière d’Internet sur le fleuve Niger!

Boukary a été invité par le projet Loire-Niger patronné par l’UNESCO et soutenu par le Conseil Régional Pays de Loire à participer à un voyage le long du fleuve Niger à bord d’une pinasse traditionnelle. Ce projet est destiné tout d’abord à présenter aux villages des bords du Niger une exposition de photos réalisées depuis plusieurs années sur leur patrimoine écologique, économique et culturel. Boukary a été “embarqué” afin de proposer à ces mêmes villages, et surtout aux écoliers et lycéens, une initiation à Internet. Durant quinze jours, en ce moment même, de village en village, Boukary transporte son ordinateur et une batterie pliante à l’énergie solaire pour ces petites formations itinérantes. Il fait aussi de très intéressantes photos ! (voir le diaporama ci-dessous). Pour suivre au jour le jour ses étapes et les formations, il suffit de suivre la page Facebook de Boukary. 

Bloguer sur l’eau, en Afrique, c’est possible!

Diaporama

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Les Toujours Pas Sages on the road

par Claire Ulrich

Ils ont réussi ! Boukary Konaté et les “Toujours Pas Sages” au Mali et ailleurs ont fait débuter le projet “‘internet mobile” de formation à Internet et à l’envoi d’informations sur la vie rurale par SMS, dans les villages de la région de Ségou. La bourse Rising Voices accordée au projet de Boukary permet de concrétiser une idée née voici deux ans : mettre en place un système simple, mobile, peu onéreux, de formation itinérante des villageois aux premières notions de communication sur Internet, sur un ordinateur d’occasion, et sur un Smartphone. On est content !

Voici la description de l’équipement et des formations dans un billet de Rezwan (qui est du Bangladesh !) sur le blog de Rising Voices, traduit en français par Suzanne Lehn.

“Le 18 juin, six participants au projet d’Internet mobile Ségou villages connection ont sauté dans un antique taxi-brousse en direction de Dioro et des villages environnants, à 70 km de la ville de Ségou. Avec ses quelque 50.000 habitants, Dioro est une zone de rizières, de pêche et de maraîchage, situé au bord du fleuve Niger. Le village a été choisi parce qu’il possède un centre multimédia pour les projets des Villages du Millénaire et que l’accès aux installations se fait à moindres frais.

L’équipe emportait un panneau solaire, une batterie, deux ordinateurs, quatre clés USB de connexion Internet, quelques appareils photos numériques et assez de bagages pour une tournée de huit jours.

Lire la suite sur Global Voices en français

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La conférence sur Internet et les langues africaines

par Claire Ulrich

Une conférence a été donnée au ministère malien de l’éducation et des langues nationales à l’occasion de la Journée Internationale des langues maternelles. Par qui ?  Par Boukary Konaté. Voici ci-dessous (avec pas mal de Global Voices dedans:)) le lien vers la présentation.

MALI - International Language Day - Journée internationale de la langue maternelle powerpoint boukary konaté mali View more presentations from Claireulrich

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Voulez-vous apprendre le bambara sur Twitter ?

par Claire Ulrich

Le 8 septembre 2010 aura lieu au Mali la Journée des langues nationales. Partout, les langues africaines connaissent un grand regain d’intérêt, grâce à Internet. Et grâce aux opérateurs de technologie, téléphonie, etc., qui y voient de futures part de marché pour des services personnalisés et se préparent dès aujourd’hui en faisant traduire leurs interfaces et logiciels.

Le bambara (voir ici un exemple écrit) est l’une des langues majoritaires au Mali. Elle n’a certes pas la “force de frappe” du Swahili (Afrique de l’est) ou du Lingala (République Démocratique du Congo), mais elle a beaucoup de locuteurs expatriés, dans la diaspora. Certains aimeraient reprendre contact avec la langue de leurs parents grâce aux nouvelles technologie.

C’est ce qui a donné à Boukary et aux Toujours pas Sages l’idée de proposer un cours de bambara par Twitter (expression écrite) et Skype (expression orale) ce jour-là. Juste quelques petites choses : se saluer, demander son chemin, à manger, à boire…Pour voir comment pourrait se pratiquer ces cours de langue d’un nouveau genre.

N’hésitez donc pas à suivre le compte Twitter de Boukary à Bamako ce jour-là, ou pour en savoir plus.

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Deux photos de la Coupe du Monde, vue du Mali

La Coupe du Monde vue d’un village malien

Voir le billet de Boukary Konaté sur son blog de la Coupe du Monde, Malifoot

Et toujours à propos de télévision…Les réparateurs de Bamakofont de belles affaires en ce moment.

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Des photos de Kayes (Mali)

Boukary a fait récemment un voyage professionnel au Mali (voir son blog), dans la région de Kayes, et de belles photos, que nous recopions ici.

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Vidéo : Des enseignants maliens en formation pour la Bibliothèque globale

par Claire Ulrich

Mine de rien, un Toujours Pas Sage peut faire des choses très sérieuses dans la “vraie vie”. Boukary a organisé à Bamako, dans le cadre de son travail au  Ministère de l’éducation, une formation à Internet pour les enseignants en écoles primaires. Avec Nicole Perriat, formatrice pour la Bibliothèque Globale (Canada), la formation s’est poursuivie par la prise en main du logiciel utilisé par le réseau des bibliothèques numériques francophones. Voici, sur cette vidéo, les premiers stagiaires, filmés par Boukary, et tous très très sages.

permalink Bienvenue aux nouvelles recrues de “Toujours pas sages” à Bamako ! Fraichement formées aux grands services et plaisirs offerts par le Web, par l’infatigable Boukary, lors de la Journée des femmes.

Bienvenue aux nouvelles recrues de “Toujours pas sages” à Bamako ! Fraichement formées aux grands services et plaisirs offerts par le Web, par l’infatigable Boukary, lors de la Journée des femmes.

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“La vie sans fil”, ou l’Afrique à l’ère du téléphone mobile, sur LeMonde.fr

Jean Abbiateci et Antonin Sabot, deux jeunes web-reporters, ont effectué un reportage de Bamako à Dakar à la fin de l’année dernière pour visiter l’Afrique à l’ère des nouvelles technologies et examiner leur impact sur la vie quotidienne des Africains. Leur enquête a été publiée aujourd’hui (27 février) sur le quotidien français Le Monde, version papier et version électronique. Durant leur reportage à Bamako, Jean et Antonin avait rencontré Boukary Konaté (voir le compte-rendu de leur conversation sur leur blog de reportage “Africascopie”). Les amis de Boukary sont contents de voir que son blog Fasokan est même cité dans l’article paru ce week-end ! Et on félicite chaleureusement Jean et Antonin, membres d’honneur des “Toujours pas sages” de la publication de leur enquête:)

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Boukary au Sénégal

Belle nouvelle ! Boukary Konaté se rendra à Dakar (premier voyage en avion !), au Sénégal, cette semaine pour participer à une formation dans le cadre de nouvelles responsabilités et d’un nouveau projet : la Bibliothèque globale.

¨Photo site Fondation pour une bibliothèque globale

La bibliothèque globale est le projet d’une fondation canadienne dont la mission est de “Soutenir les bibliothèques dans les pays en voie de développement, notamment les pays francophones [… ] Insérer les technologies de l’information dans les bibliothèques et archives, faciliter le libre accès à un contenu éducatif et culturel de qualité, et permettre aux communautés de créer et de partager leur contenu.”

“Notre” Boukary a été mandaté pour suivre le projet au Mali, mais il doit d’abord suivre à Dakar une formation aux différents outils et logiciels qu’utiliseront tous les représentants des pays partenaires de la Bibliothèque globale en Afrique francophone.

Les Toujours pas sages font entièrement confiance à Boukary pour porter ce projet au Mali car en tant que professeur en école fondamentale, il connait parfaitement les obstacles et les besoins sur le terrain. A propos de livres, voici un billet sur son blog il y a presque un an, lors d’un “challenge” de lecture qu’il avait organisé pour ses élèves.

On attend les photos et les impressions du Sénégal sur son blog, Fasokan. Bon voyage, bonne formation !

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Formations en cyber-café autour d’un thème, le foot : quelques pensées !

by Claire Ulrich

Lancées de façon informelle dans un cyber-café de Bamako, autour d’un thème - le  foot - durant la Coupe Africaine des Nations (foot) qui a tenu l’Afrique en haleine, les formations animées par Boukary Konaté viennent de s’achever avec la finale de la Coupe, remportée par l’Égypte.

Cette expérience a d’abord créé une nouvelle petite communauté enthousiaste d’internautes maliens - les nouveaux Toujours Pas Sages, qui sont venus assister aux matchs via la télé installée au cyber, pour les commenter sur Twitter.

Abdoul et Rokia, du cyber-café SAS à Bamako, nos hôtes

Ils ont découverts le Web au-delà de l’envoi et la réception de mails et de l’occasionnelle recherche sur Google, dont ils sont familiers, car ils vivent en ville, et ont accès à Internet via les cyber-cafés.

Une fois initiés aux micro-blogs sur Twitter par Boukary, ils se sont pris au jeu sur Twitter (ici, ici et ici). Ils ont découvert qu’ils étaient “suivis en ligne par d’autres amateurs de foot africain, ailleurs, parfois très loin (France, États-Unis, Brésil, Angleterre, Ghana, etc). Et ils en gardent comme traces un blog, créé pour l’occasion, avec vidéos et photos.

Ce qu’on en retient, question formation aux NTIC ?

Être mobile

Dans les pays où l’internet à domicile reste un grand luxe totalement hors de portée de ceux qui sont le plus demandeurs, les jeunes urbains, autant s’installer là où il est déjà, le cyber-café. C’est en plus une occasion de connaitre l’état des pratiques d’Internet en milieu urbain, la qualité de connexion pour le plus grand nombre (coupures d’électricité, problèmes techniques, équipements sur place, etc) et de travailler à partir de ces données.

Être modestes, légers, pas chers, agiles (on dit “réactifs” c’est ça ?)

Ou la magie du Web prend, ou bien elle ne prend pas ! Pour un budget somme toute micro (attention ! pour des yeux d’Européens !) : le coût se résume à un forfait d’heures de connexion à Internet et au défraiment d’un formateur. Nous avons partiellement défrayé Boukary de ses frais via l’envoi de crédit téléphone Orange-Mali par un site spécialisé, dans l’urgence, mais un système d’autofinancement ou de partenariat pérenne, et dans plusieurs lieux, reste à élaborer pour fidéliser cyber-cafés et formateurs.

Prendre appui sur une actualité qui mobilise : cette fois-ci, c’était la Coupe d’Afrique de foot. On était sûrs de ratisser large ! Mais pourquoi pas le Cinquantenaire des indépendances,  pour une génération plus mature ? La Fête de l’Armée du Mali, très suivie dans les provinces ? Un festival de musique ? La finale d’une émission de télé ou radio très populaire pour les chanteurs amateurs ? C’est par des thèmes mobilisateurs qu’il est le plus facile de présenter les possibilités offertes par un web-lieu d’échanges.

Boukary et son t-shirt “Allez les Aigles du Mali”

Faire confiance à la dissémination naturelle

C’est par le bouche-à-oreille,  par l’ambiance qui régnait au cyber-café SAS de Bamako, que de nouveaux stagiaires se sont joints à l’expérience et ont demandé à être formés. Ils en parleront certainement autour d’eux. Et voilà !

Ibrahima, un nouveau passionné de Twitter

Et maintenant, on fait quoi ? On réfléchit à deux choses avec Boukary. La mobilité. Et la Coupe du monde de foot en Afrique du Sud cette année. Car la Coupe d’Afrique nous a montré, sur Twitter, que la “fracture” linguistique entre Africains anglophones et francophones ne demande qu’à être comblé, et le foot est largement capable de réussir ça.

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Le coucher du soleil entre Ségou et Cinzana-Gare au Mali.

By Boukary Konaté, in Mali

Ce jour en quittant Ségou pour Cinzana-Gare en moto toujours dans le cadre de l’atelier Internet/multimédia de “toujours pas sage” à Ségou et à Cinzana-Gare, je contemplais la nature avec ses perpétuels changements. cet hivernage avec des herbes et les feuilles vertes qui contribuent à la douceur du cœur de l’homme et  l’humidité et la fraîcheur agréables pour le corps, change brutalement en saison sèche après quelques mois. Une saison qui transforme cette belle forêt en un espace jaunâtre moins agréable à regarder que pendant l’hivernage, une saison où tout se dilate à cause des rayons solaires.

Au moment où je me demandais de quoi dépend cette alternance de saisons, d’évènements, je vois le soleil mourir, le même soleil dont la lumière se levait et éclairait la nature le matin quand je partais à Ségou et voici le même soleil qui,  le soir, noircit cette même nature à sa tombée. Je me suis arrêté pour contempler, méditer et c’est de là, que j’ai vu avec conviction, que tout ce changement dépend du temps contre lequel, l’homme n’a pas de pouvoir.

Le temps, par sa puissance qui rendait la nature claire, vient aussi par la même puissance, de noircir la même nature sans l’avis de cette dernière. Ces arbres avec les feuilles vertes que je voyais bien le matin, sont tous devenus noirs et que je vois avec peine. J’ai eu très pitié de ces arbres et du coup, une force intérieure me dit:

“ne sais-tu pas que tu subis le même sort que ces arbres avec le temps?”, le même temps qui te rend parfois joyeux, parfois mécontent, parfois en bonne santé, parfois malade, parfois riche, parfois pauvre, parfois capable, parfois incapable, parfois en contact avec des gens qui, par leur comportement te donne le dégoût de la vie, parfois en contact avec des gens dont un seul mot te rend heureux, c’est ce même temps qui a agit sur cette nature que tu trouvais jeune le matin, bien portant, bien brillant et qui devant tes yeux devient toute noire maintenant.

C’est ce même temps qui a agit sur tes grands-parents qui au jeune âge portaient des sacs de cent kilos, mais qui aujourd’hui ont toute la peine de se déplacer seuls. Est ce qu’ils l’ont voulu? Je croix que non, ils n’ont suivi que la volonté du temps contre laquelle, ils ne peuvent rien.”

Comme réponse à une question que je me suis posée, une force intérieure me dit: “tu ne peux rien contre le temps et sache que la durée de vie d’un homme est un voyage entre sa naissance et sa mort pendant laquelle elle ne peut que concevoir et endurer.” elle ajoute: « le seul moyen pour un Homme de vivre heureux, c’est de vivre en parfaite harmonie avec sa conscience »