Toujours pas sages

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Une bourse “Rising Voices” pour Boukary

Nous avons été heureux d’apprendre que Boukary Konaté est l’un des cinq nouveaux lauréats d’une mini-bourse Rising Voices, destinées à promouvoir l’apprentissage des nouveaux médias dans les communautés qui n’y ont pas un accès facile. Boukary, grâce à cette bourse, pourra former quelques villages et surtout mettre sur pied un media hyper-local de “Nouvelles des villages”, qui établira une communication entre les villages de la région de Ségou et la capitale Bamako. Plus un site d’information hyper-locales sur les villages en français et en bambara ! Bonne chance, Boukary !

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Voulez-vous apprendre le bambara sur Twitter ?

par Claire Ulrich

Le 8 septembre 2010 aura lieu au Mali la Journée des langues nationales. Partout, les langues africaines connaissent un grand regain d’intérêt, grâce à Internet. Et grâce aux opérateurs de technologie, téléphonie, etc., qui y voient de futures part de marché pour des services personnalisés et se préparent dès aujourd’hui en faisant traduire leurs interfaces et logiciels.

Le bambara (voir ici un exemple écrit) est l’une des langues majoritaires au Mali. Elle n’a certes pas la “force de frappe” du Swahili (Afrique de l’est) ou du Lingala (République Démocratique du Congo), mais elle a beaucoup de locuteurs expatriés, dans la diaspora. Certains aimeraient reprendre contact avec la langue de leurs parents grâce aux nouvelles technologie.

C’est ce qui a donné à Boukary et aux Toujours pas Sages l’idée de proposer un cours de bambara par Twitter (expression écrite) et Skype (expression orale) ce jour-là. Juste quelques petites choses : se saluer, demander son chemin, à manger, à boire…Pour voir comment pourrait se pratiquer ces cours de langue d’un nouveau genre.

N’hésitez donc pas à suivre le compte Twitter de Boukary à Bamako ce jour-là, ou pour en savoir plus.

permalink Bienvenue aux nouvelles recrues de “Toujours pas sages” à Bamako ! Fraichement formées aux grands services et plaisirs offerts par le Web, par l’infatigable Boukary, lors de la Journée des femmes.

Bienvenue aux nouvelles recrues de “Toujours pas sages” à Bamako ! Fraichement formées aux grands services et plaisirs offerts par le Web, par l’infatigable Boukary, lors de la Journée des femmes.

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Un cours d’Internet qui s’est avéré nécessaire et important

        

A l’occasion du 8 mars 2010, la journée internationale de la femme, les Toujours Pas Sages ont procédé à la formation de quelques écolières et étudiantes au Mali aux bases de donnée de l’Internet. C’était organisé uniquement à l’intention des filles, mais aux 5 filles se sont ajoutés deux garçons.

         

Il s’agissait de : Fatoumata Daou, 10ème science au lycée, Senko Cissoko, élève de 8ème Année fondamentale, Rokia Daou, Etudiante à la section unilingue  à la Flash, Aminata Coulibaly, 1ère Année comptabilité, Drissa Daou à la 11 Science Exacte et Daouda Djiré, jeune diplômé sans emploi série comptabilité.

Ce cours d’Internet s’est déroulé dans le Cyber Café SAS où il y avait moins de clients ce dimanche et cela a mis les apprenants à l’aise. Il y avait suffisamment de machines, mais il n’était pas facile de connecter chacun sur une machine à cause du coup de la connexion payé par moi-même. Comme solution, nous nous sommes mis autour d’une seule machine et les apprenants passaient l’un après l’autre pour faire leurs recherches comme j’ai appris l’été passé avec la sage Albertine.

Nous étions avec des élèves qui n’avaient jamais utilisé l’ordinateur, il fallait alors commencer par comment mettre une machine en marche et l’éteindre et ensuite leur montrer comment on peut être sur Internet à partir des différents navigateurs comme Internet explorer, Firefox, Opera et Google Chrome.

Le fait de ne jamais touché le clavier de l’ordinateur n’a pas posé problème parce que l’expérience de l’été passé à Ségou nous a montré qu’on peut apprendre le clavier et l’Internet en même temps et nous avons procédé ainsi aujourd’hui et tout s’est bien passé.

          

Après une brève explication sur Internet, le cours pratique a commencé par des recherches qui ont porté sur plusieurs thèmes entre autres : la vie de Zidane, le tremblement de terre en Haïti, le cercle trigonométrique, le produit scalaire, la poussée d’Archimède, African littérature, la vie de Lil Wayne, et la recherche sur le stage au Mali et chacun était content et surpris par la réponse à sa recherche.

Le cours a également porté sur la découverte de réseaux sociaux comme facebook et Web02 et leurs avantages dans la collaboration ainsi  que sur les sites de communication.

Les participants ont été très contents et très intéressés et me demandent de continuer avec ces activités chaque dimanche si le temps le permet.

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Formations en cyber-café autour d’un thème, le foot : quelques pensées !

by Claire Ulrich

Lancées de façon informelle dans un cyber-café de Bamako, autour d’un thème - le  foot - durant la Coupe Africaine des Nations (foot) qui a tenu l’Afrique en haleine, les formations animées par Boukary Konaté viennent de s’achever avec la finale de la Coupe, remportée par l’Égypte.

Cette expérience a d’abord créé une nouvelle petite communauté enthousiaste d’internautes maliens - les nouveaux Toujours Pas Sages, qui sont venus assister aux matchs via la télé installée au cyber, pour les commenter sur Twitter.

Abdoul et Rokia, du cyber-café SAS à Bamako, nos hôtes

Ils ont découverts le Web au-delà de l’envoi et la réception de mails et de l’occasionnelle recherche sur Google, dont ils sont familiers, car ils vivent en ville, et ont accès à Internet via les cyber-cafés.

Une fois initiés aux micro-blogs sur Twitter par Boukary, ils se sont pris au jeu sur Twitter (ici, ici et ici). Ils ont découvert qu’ils étaient “suivis en ligne par d’autres amateurs de foot africain, ailleurs, parfois très loin (France, États-Unis, Brésil, Angleterre, Ghana, etc). Et ils en gardent comme traces un blog, créé pour l’occasion, avec vidéos et photos.

Ce qu’on en retient, question formation aux NTIC ?

Être mobile

Dans les pays où l’internet à domicile reste un grand luxe totalement hors de portée de ceux qui sont le plus demandeurs, les jeunes urbains, autant s’installer là où il est déjà, le cyber-café. C’est en plus une occasion de connaitre l’état des pratiques d’Internet en milieu urbain, la qualité de connexion pour le plus grand nombre (coupures d’électricité, problèmes techniques, équipements sur place, etc) et de travailler à partir de ces données.

Être modestes, légers, pas chers, agiles (on dit “réactifs” c’est ça ?)

Ou la magie du Web prend, ou bien elle ne prend pas ! Pour un budget somme toute micro (attention ! pour des yeux d’Européens !) : le coût se résume à un forfait d’heures de connexion à Internet et au défraiment d’un formateur. Nous avons partiellement défrayé Boukary de ses frais via l’envoi de crédit téléphone Orange-Mali par un site spécialisé, dans l’urgence, mais un système d’autofinancement ou de partenariat pérenne, et dans plusieurs lieux, reste à élaborer pour fidéliser cyber-cafés et formateurs.

Prendre appui sur une actualité qui mobilise : cette fois-ci, c’était la Coupe d’Afrique de foot. On était sûrs de ratisser large ! Mais pourquoi pas le Cinquantenaire des indépendances,  pour une génération plus mature ? La Fête de l’Armée du Mali, très suivie dans les provinces ? Un festival de musique ? La finale d’une émission de télé ou radio très populaire pour les chanteurs amateurs ? C’est par des thèmes mobilisateurs qu’il est le plus facile de présenter les possibilités offertes par un web-lieu d’échanges.

Boukary et son t-shirt “Allez les Aigles du Mali”

Faire confiance à la dissémination naturelle

C’est par le bouche-à-oreille,  par l’ambiance qui régnait au cyber-café SAS de Bamako, que de nouveaux stagiaires se sont joints à l’expérience et ont demandé à être formés. Ils en parleront certainement autour d’eux. Et voilà !

Ibrahima, un nouveau passionné de Twitter

Et maintenant, on fait quoi ? On réfléchit à deux choses avec Boukary. La mobilité. Et la Coupe du monde de foot en Afrique du Sud cette année. Car la Coupe d’Afrique nous a montré, sur Twitter, que la “fracture” linguistique entre Africains anglophones et francophones ne demande qu’à être comblé, et le foot est largement capable de réussir ça.