Toujours pas sages

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Le retour de Boukary Konaté @Fasokan à Bamako à la fin de l’atelier Internet/multimédias de Toujours pas sages à Ségou et à Cinzana-Gare au Mali.

Après le retour d’Albertine, Caroline, Nadine et Solal en France, je suis resté à Ségou et à Cinzana-Gare pour renforcer le niveau de nos apprenants en Internet/multimédias et de former des nouveaux participants dans le cadre de Toujours pas sages  avant la fin des vacances.

A une semaine de la rentrée scolaire, je suis retourné à Bamako où vont continuer les activités de Toujours pas sages.  Toujours sur ma moto Jakarta comme vous pouvez voir dans les images avec laquelle j’ai fait tous les allers-retours entre Bamako, Ségou et Cinzana-Gare, je ne cesse de revivre l’image de nos activités et de murmurer intérieurement ma satisfaction et les bienfaits de ces personnes de bonne volonté.

En route, je suis comblé de joie et de satisfaction. La réalisation d’un  grand rêve, le rêve d’amener l’Internet en milieu rural et voir ce que ça peut leur servir, vient d’être réalisé et cela grâce aux efforts réunis de plusieurs personnes et organisation de bonne volonté notamment nos infatigables françaises Claire, Albertine, Caroline, Nadine, Solal, les donateurs français de matériels numériques qui nous ont rendu ces vacances agréables et inoubliables, la FONDATION Orange Mali, Mr Abdoulaye DEMBELE à Bamako, Mr Jean-Marie Keita et famille à Ségou et à Cinzana-Gare, l’ONG Jigituguton de Ségou, le projet PRECAD de Cinzana-Gare, d’autres personnes de bonne volonté dont je vous ferai part des gestes dans un futur proche et tous ceux qui nous suivaient et qui continuent à nous suivre à ligne sur Internet. Tous mes sincères remerciements à toutes ces personnes et organisations sur lesquelles nous comptons toujours.

Pendant cette première expérience de Toujours pas sages au Mali, je me sentais dans deux familles, le contact direct avec les Françaises qui sont avec nous au Mali, ainsi que les populations rurales, constituaient une famille et une autre en était celle numérique dont les membres ne se lassaient pas de nous encourager en ligne par des commentaires de satisfaction et d’étonnement.

En route, je ne cessais de penser à tout cela mélangé avec la prise de contact direct avec la forêt où je vois tout de passage : les villages, les paysans, les grands arbres, les arbustes, les herbes, les oiseaux et de larges espaces vides d’arbres et d’herbes qui signalent l’avancée du désert. Je m’arrête en pleine forêt, je regarde ma moto que j’admire bien pour n’avoir subit aucune panne pendant tous ces voyages. Je dis intérieurement merci à Dieu et aux partenaires de bonne volonté.

Du coup, ma pensée se tourne vers ma mère, ma sage mère qui commence à me manquer à l’instant même où je la quitte, je médite et je dis: « Je reviendrai ». Je dis cela comme si elle était à côté de moi.

Je reprends la route en roulant à mon rythme de vitesse sans oublier les voitures qui arrivent par devant et celles par derrière que je vois bien sans surprise avec mes deux rétroviseurs bien installés que je regarde constamment.

D’un village à un autre, toutes ces pensées s’interrompent par le contact avec des populations rurales qui sont en train de célébrer la fête du 22 septembre, la fête d’indépendance du Mali.  Dans certains villages, je coïncide avec le discours du maire de la commune, dans d’autres je les vois danser au rythme du tam-tam, ou je vois les gens arrêtés au bord du goudron à l’attente des cyclistes en course.

Du coup, je commence à rêver, un rêve dans lequel, je vois déjà Toujours pas sage en activité à Bamako avec, les populations bamakoises volontaires  manipulant le clavier même en Bambara et publiant sur internet nos passés dont la conservation est un grand devoir de nous tous. Je vois les jeunes et les petits élèves manipuler les appareils photo numériques et les téléphones portables pour faire des photos et des vidéos pour les articles.

Consommé par ce rêve, soudain j’arrive à Kassela, un village à une quarantaine de kilomètres de Bamako. Là je m’arrête pour me reposer, laisser le moteur de la moto se refroidir.

Quelques temps après, je reprends le chemin contemplant toujours la forêt qui m’entoure. Plus je m’approche de Bamako, plus des changements se produisent devant mes yeux montrant la différence entre la ville et le village de par les maisons, la tenue vestimentaire,  les multitudes de voitures et de motos ainsi que les activités. Si dans le village, les gens sont dans les champs en ce moment, en ville je vois les gens en uniforme courbés sur les voitures dans les garages de même que les maçons en haut dans les grands sentiers. Voyant de loin des voitures peintes de vert et de jaunes roulant en toutes vitesse, je noté là que je suis arrivé à Bamako. Ces voitures, SOTRAMA (Société de Transport Malien) peintes en vert et les taxis en jaune, constituent assurent le transport publique en ville, on ne les rencontre pas au village. Oui je suis à Bamako et quelques kilomètres, je suis chez moi satisfait et joyeux.

Oui satisfait et joyeux mais encore soucieux, soucieux de voir fleurir cette belle initiative d’après tous ceux qui ont laissé un commentaire.

Merci à tous, le travail continue, on y arrivera, on y arrivera même si ce n’est pas facile car Internet est utile pour tous.

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Antonin et Jean, nouveaux amis de "Toujours pas sage"

by Claire Ulrich

Albertine Meunier, Boukary, et notre petit projet “Toujours pas sages” d’initiation à Internet dans le Mali rural, sont à l’honneur sur le blog Africascopie!

“Un des premiers posts du site Toujours pas sages est très intéressant : il montre les recherches effectuées par les habitants de Cinzana pour leur première connection à Google. Les requêtes sur les institutions du Mali, mais encore plus sur l’agriculture comme “experience de culture de mil en periode de crise de pluie”,sont les plus présentes. Les recherches qui gonflent les chiffres de nos Google Trends occidentaux ne sont pas là…”

Nous sommes bien sûr contents, flattés, et très partants pour le Web reportage lancé par Antonin et Jean, jeunes web-reporters, qui viennent d’arriver à Bamako. (note: pour ceux qui se trouvent à Bamako, un rendez-vous est fixé devant le centre culturel français mercredi 21 octobre, plus d’informations sur leur blog ou leur compte Twitter @africascopie).

“Au travers notre reportage, nous voulons comprendre les conséquences de la révolution numérique. Quels impacts ont eu les nouvelles technologies (internet, GSM, télévision, ) dans le quotidien de habitants de ces deux pays ?

Sur ce blog, nous allons, au fil des billets, vous faire vivre les différentes étapes de notre reportage. Et partager au quotidien notre découverte de cette Afrique en mouvement, connectée et mondialisée, en pleine mutation.

Ce web-reportage est participatif et ouvert à tous. Aussi une partie de la conversation a  lieu à deux clics d’ici (à peine !) sur le site de l’Atelier des médias, une émission de RFI qui fédère depuis deux ans une communauté d’internautes, notamment maliens et sénégalais.

Vous êtes donc invités à venir échanger avec nous là-bas ou en commentaire de ce blog. Et si vous êtes sur place à Bamako ou à Dakar, nous serons ravis de vous rencontrer lors de notre passage”.

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Internet, une solution efficace en milieu rural!

Lors de la formation, assis face à l’ordinateur, les mots manquaient à cet agent de la mairie de Cinzana-Gare pour exprimer sa satisfaction et tout ce qu’il a pu acquérir comme connaissances et informations.

Sorti comptable à la fin de ses études, travaillant dans la mairie de Cinzana-Gare, il a toujours l’ambition de continuer avec les études pour renforcer son diplôme.

Lors de notre première rencontre, après lui avoir expliqué le but visé par Toujours pas sage, sa première réaction:

“Je viens d’avoir gratuitement sur place, ce que je cherchais mais dont je n’avais ni le moyen financier ni comment trouver. Je veux continuer avec les études mais je ne sais pas comment. On me dit que j’aurais les informations pour ça sur Internet, mais je ne connais pas Internet à forte raison d’accomplir mes besoins dans ce domaine. Voici qu’à travers vous Dieu me donne la très bonne occasion de satisfaire ce besoin d’information.”

Après avoir appris l’Internet, il s’est lancé dans la recherche d’informations sur comment avoir une école de comptabilité à moindre frais dans une ville au Mali. Plus il découvrait les informations, plus l’étonnement et la joie lui venaient au cœur.

Cet autre jeune, arrêté par derrière sur la photo est un étudiant à une école de formation de maître. Il réside à Cinzana-Gare où nous l’avons trouvé en vacances avec sa famille. Sa première recherche sur Internet a porté sur la leçon du participé employé avec l’auxiliaire avoir. Satisfait par les réponses, il s’exprime ainsi:

“Je me faisais du tort. Je passe chaque matin et soir à côté de la connaissance. Notre école a une connexion Internet gratuite (du moins à moindre frais) pour les élèves mais je ne savais pas qu’on peut aussi avoir des leçons sur Internet. Beaucoup d’autres sont comme moi dans l’ignorance à côté de la connaissance, c’est du contraste.”

Il a finit en ces termes:”s’il y a des initiatives à vulgariser pour sortir la population rurale des ténèbres, c’est cela.”

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Le coucher du soleil entre Ségou et Cinzana-Gare au Mali.

By Boukary Konaté, in Mali

Ce jour en quittant Ségou pour Cinzana-Gare en moto toujours dans le cadre de l’atelier Internet/multimédia de “toujours pas sage” à Ségou et à Cinzana-Gare, je contemplais la nature avec ses perpétuels changements. cet hivernage avec des herbes et les feuilles vertes qui contribuent à la douceur du cœur de l’homme et  l’humidité et la fraîcheur agréables pour le corps, change brutalement en saison sèche après quelques mois. Une saison qui transforme cette belle forêt en un espace jaunâtre moins agréable à regarder que pendant l’hivernage, une saison où tout se dilate à cause des rayons solaires.

Au moment où je me demandais de quoi dépend cette alternance de saisons, d’évènements, je vois le soleil mourir, le même soleil dont la lumière se levait et éclairait la nature le matin quand je partais à Ségou et voici le même soleil qui,  le soir, noircit cette même nature à sa tombée. Je me suis arrêté pour contempler, méditer et c’est de là, que j’ai vu avec conviction, que tout ce changement dépend du temps contre lequel, l’homme n’a pas de pouvoir.

Le temps, par sa puissance qui rendait la nature claire, vient aussi par la même puissance, de noircir la même nature sans l’avis de cette dernière. Ces arbres avec les feuilles vertes que je voyais bien le matin, sont tous devenus noirs et que je vois avec peine. J’ai eu très pitié de ces arbres et du coup, une force intérieure me dit:

“ne sais-tu pas que tu subis le même sort que ces arbres avec le temps?”, le même temps qui te rend parfois joyeux, parfois mécontent, parfois en bonne santé, parfois malade, parfois riche, parfois pauvre, parfois capable, parfois incapable, parfois en contact avec des gens qui, par leur comportement te donne le dégoût de la vie, parfois en contact avec des gens dont un seul mot te rend heureux, c’est ce même temps qui a agit sur cette nature que tu trouvais jeune le matin, bien portant, bien brillant et qui devant tes yeux devient toute noire maintenant.

C’est ce même temps qui a agit sur tes grands-parents qui au jeune âge portaient des sacs de cent kilos, mais qui aujourd’hui ont toute la peine de se déplacer seuls. Est ce qu’ils l’ont voulu? Je croix que non, ils n’ont suivi que la volonté du temps contre laquelle, ils ne peuvent rien.”

Comme réponse à une question que je me suis posée, une force intérieure me dit: “tu ne peux rien contre le temps et sache que la durée de vie d’un homme est un voyage entre sa naissance et sa mort pendant laquelle elle ne peut que concevoir et endurer.” elle ajoute: « le seul moyen pour un Homme de vivre heureux, c’est de vivre en parfaite harmonie avec sa conscience »

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Et c'était comment là bas l'ambiance

By Albertine Meunier

Quand on a un ordinateur portable qui ventile mal dans un pays chaud, on peut vite s’énerver des coupures intempestives de ce dit-ordinateur.
Pour calmer les esprits rien de plus simple : on pose l’ordinateur portable sur une brique en ciment, ce qui n’est pas fait pour l’alléger, on oriente assez près un ventilateur et on peut alors travailler tranquillement.

Ventilation d’un ordinateur potable qui chauffe trop
.

Quand on est dans un village sans électricité, comme c’était le cas à Cinzana, là aussi plusieurs solutions s’offrent à nous. Soit on accède à l’électricité avec un groupe électrogène, soit on accède à l’électricité avec des panneaux solaires.
Nous avons testé les deux solutions, et j’ai un petit faible pour la solution groupe électrogène. Elle permet vraiment de vérifier qu’internet se répand mais s’en faire de bruit !

Les bruits de l’internet et du groupe électrogène se mélangent
.

Parmi les images qui collent à la mémoire, voici celles-ci : Un ordinateur et 6 regards. Dans nos pays européens le ratio est plutôt inversé pour les plus connectés d’entre nous, 1 ou 2 ou 3 ordinateurs pour 1 regard !

un ordinateur et 6 regards
.

Amener internet en milieu rural. D’accord mais pour amener quoi. Amener tout simplement cette petite fenêtre pour mieux connaitre le proche et le lointain.
Et puis plein plein plein de recherches qui montre l’intérêt que l’ici tout proche est aussi un ailleurs que l’on ne connait pas forcément.

Le saviez vous: la laiterie de Cinzana Gare, toute proche, a collecté et vendu 96.083 litres de lait entre mai 2008 et le 30 juin 2009

A la recherche de la laiterie de Cinzana Gare

.

On a été confronté à toute sorte de situations où la technique ne suivait pas. La plus dommageable a été :
a) pas d’internet
b) débit 3ko/s
c) pas d’électricité
d) arrêt de l’électricité
e) pas de puissance à la sono

Quand l’internet n’est pas là les souris dansent

.

La réponse est e)

.
.

Et puis, juste pour donner quelques images de la mairie de Cinzana Gare et de ses alentours.

L’internet en milieu rural à Cinzana Gare
.

Et enfin parce que Bach et Glenn Gould c’est tout de même la perfection; Rien que pour le plaisir, les souris le retour.
Un grand regret, la sono est vraiment vraiment trop faible !
A corriger pour l’année prochaine ;-)

Les souris le retour, version oiseaux


by albertine meunier

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L'arroseur arrosé, version identité numérique

by albertine meunier

L’arroseur arrosé que l’on revoit avec un tel plaisir. Eh bien l’arroseur arrosé cela marche vraiment lorsque on ne s’y attend pas du tout.


Imaginez une ville en Afrique, par exemple au Mali.
Imaginez quelqu’un à qui vous apprenez Internet depuis 2 ou 3 jours.
Imaginez que vous passez d’une salle à l’autre pour expliquer aux différentes personnes placées devant les ordinateurs.
Et voilà qu’au détour d’un passage, vous vous voyez affiché(e) sur un des écrans de l’ordinateur.

Un des élèves a tout de suite compris qu’il était possible de googler pour trouver quelqu’un. Trop fort !

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Le chef du village de Sanogola Bamoussobougou aime Internet, Mali

by albertine meunier

Le vieux, c’est la manière dont Boukary appelle son père.  Il est devenu à 82 ans et en quelques jours un fervent adepte d’Internet.

Écoutez le.

et à relire ce petit texte écrit par Boukary

Le vieux est aussi un fervent adepte de la chasse.
Un chasseur sachant chasser peut partir chasser sans peur, brave prêt à affronter et à découvrir internet !

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Cinzana Gare, quelques jours passés avec internet

by albertine meunier

Internet en milieu rural au Mali, la question ne se pose pas de sa nécessité.

Ecoutez ces vidéos, on y entend qu’ Internet c’est le bonheur !
et rend possible le voyage, certes un voyage immobile mais un si beau voyage.

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j'aime ton petit ordinateur

spéciale dédicace @dicodufutur

……………………………………..

A votre avis, le petit ordinateur dont il est question dans cette video est :

A - un coeur

B - un iphone

C - un artichaut

D - une poulette

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Ségou, quelques jours passés avec internet

Après simplement quelques jours passés avec Internet, une vrai plaisir et une vraie envie s’installent.

Le monde marche maintenant avec Internet. Pour avoir des connaissances il faut naviguer sur internet.
C’est pas moi (albertine) qui le dit, c’est Rokiatou !

Ecoutons en français et en bambara

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Fasokan, la si joli voix de l'internet au Mali


partie 1 


partie 2 


partie 3

Retrouvez fasokan sur twitter

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Conjuguer internet avec 2 bics, 5 verbes et du papier

by albertine meunier

matériel de base : 2 bics bleus + papier format A5 (A4 coupé en 2)
5 verbes : chercher des informations / communiquer / échanger / apprendre / voyager
langage : internet


Voyager sans bouger …

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Rediscover the web. En bambara on dit comment ?

by albertine meunier

Je n’arrêtais pas de dire à Boukary : “Boukary elles sont où les femmes des champs, pourquoi elle ne viennent pas voir internet ?”
Et puis un midi Oh surprise, elles sont arrivées, les outils pour bêcher le champs à l’épaule.

Et sûrement qu’à ce moment, un peu de magie est entrée dans la salle en même temps qu’elles. Car par comme par magie ma boîte à photo et ma main ont fait sans le vouloir cette magique photo de Rediscover the web from Cinzana Gare au Mali.

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Dessine moi internet ...

by albertine meunier
Quand l’on démarre un atelier internet multimédia avec des personnes qui n’ont jamais, mais jamais au grand jamais, vu internet de leur vie, on pourrait croire que la tâche va être ardue et compliquée. Mais très vite, avec deux bouts de ficelle et du papier, internet se forme dans la tête.

Une des questions que je me pose est : comment se représente-t-on internet lorsque on le découvre tout juste.

Alors j’ai tenté l’expérience suivante:
le premier jour à Ségou je leur demande : “  et si vous deviez me dessiner internet, qu’est ce que vous dessineriez ?”.
Vous allez croire que c’est juste une idée de nantie numérique, car devant une audience hyper débutante, cette question pourrait tomber l’eau.
Alors c’est vrai que la première fois que la question est posée : c’est quoi internet et à quoi cela ressemble, cela fait un grand grand silence et on se sent bien seule dans la stratosphère de l’hyper connecté !
Au bout de deux heures, parler d’internet c’est déjà plus facile, alors un début de représentation d’internet doit se former dans la tête.

Et puis au bout de 5 jours, soit 10 heures, dessiner internet n’est plus du tout une idée saugrenue. Et je vous laisser découvrir de merveilleux dessins de l’internet vu de Ségou, au Mali en Afrique.

voici quelques dessins des personnes de l’atelier de Ségou.

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Prérequis
Dessiner internet, c’est la question que pose Kevin Kelly à quiconque voudra bien lui répondre : une page blanche à télécharger, son Internet à dessiner et à partager

j’oubliais, moi avant de partir j’avais dessiné cela.


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… et vous vous dessineriez quoi si on vous le demandait ?